L’Église a besoin des autres pour découvrir son rôle et son identité aujourd’hui. Alors qu’elle prend de plus en plus conscience de vivre sur un fond de précarité et de faiblesse, elle fait l’expérience, ici et là, d’être accueillie et secourue par d’autres qui lui sont étrangers, lui apportant ainsi un élément de salut.
La préoccupation missionnaire habite l’Église et les chrétiens depuis toujours. L’approche traditionnelle de l’annonce de l’Évangile suivait le modèle où tout partait du missionnaire et parvenait avec plus ou moins de succès aux possibles nouveaux adeptes. Avec le temps, l’œuvre de transmission est devenue de plus en plus soucieuse des particularités du milieu et a…
Ce troisième volet de notre réflexion sur la mission aujourd’hui s’intéresse au problème soulevé par les missionnaires, dès avant Vatican II, de l’incompréhension du langage ecclésial par des peuples qui ne partagent pas la culture des missionnaires venus des pays européens et nord-américains.
La véritable mission n’existe pas pour le service de l’Église elle-même et son propre bénéfice, mais elle se met au service du royaume de Dieu qui vient. Elle se fait surtout présence et témoignage, engagement au service des personnes et de la libération humain et instigatrice du dialogue interreligieux.
Le mot mission fait désormais partie du vocabulaire de la vie de tous les jours : « Je te confie une mission délicate », « je te demande de rédiger un énoncé de mission gagnant. » Mais jusqu’à récemment, il était propre au vocabulaire chrétien et désignait la communication de la foi.
