Le 21 juin, nous célébrons la Journée nationale des peuples autochtones. C’est un moment idéal pour prendre la mesure de l’apport de nos frères et sœurs autochtones à la vie de nos sociétés.
Parlant de son premier jour de travail, mon fils me dit, en toute simplicité : « Je vais prendre le transport en commun, parce que, dans le quartier où je dois aller, il y a pas mal d’itinérants et j’ai un peu peur pour mon vélo. » Ces propos me donnent l’occasion d’entamer un petit sermon sur les préjugés. « Pourquoi crois-tu que ton vélo est plus à risque dans ce quartier plutôt que près de chez nous ? » Sans vraiment argumenter, il s'est défilé. Le préjugé est tenace en lui, et il choisira quand même le bus.
À Kuujjuaq, c’est l’aube au moment où j’écris ces lignes, censées conclure une réflexion tripartite sur la mission (voir partie 1 et partie 2). Baignée dans les premières lueurs de ce jour nouveau, alors que la maisonnée est encore endormie, je contemple le village et, derrière, la rivière Koksoak encore gelée. Le territoire, appelé nuna par le peuple inuit, s’étend à perte de vue1.
Verba volant, scripta manent. Ce proverbe antique s’applique bien au passage du père jésuite Pierre-Philippe Potier. Car si les paroles s’envolent et les écrits restent... c’est comme linguiste que ce missionnaire chez les Hurons va laisser sa marque.
« La vie est difficile », affirme Scott Peck à la première phrase de son livre Le chemin le moins fréquenté, paru en 1978. On ne peut le contredire cette année. La pandémie s’est ajoutée aux guerres, à la famine, aux ouragans dévastateurs, à la violence conjugale, à la pauvreté, aux migrations forcées et aux autres maladies qui n’ont pas pris congé... Au cœur d’une période aussi difficile, avons-nous le droit de fêter Noël? Cette même question m’a hantée en décembre 2012, au moment où je m’apprêtais à célébrer Noël dans la communauté anishnabe de Lac-Simon, en Abitibi. Laissez-moi vous raconter…
Octobre. Mois axé sur la mission. Pour l'occasion, Marilyne Roy, jeune mère de famille missionnaire à Kuujjuaq depuis 2017, nous livre une réflexion percutante en trois temps sur cet appel à renouer avec le dynamisme missionnaire adressé à toute communauté chrétienne et à tout croyant. Deuxième de trois textes : au rendez-vous de l'écoute.
Je suis tombé récemment sur des vidéos diffusées sur Télé-Québec mettant en scène Maïtée Labrecque-Saganash, citoyenne crie de Waswanipi (Baie James), qui met les points sur les i au sujet de l’appropriation culturelle et de la culture autochtone1.
Octobre. Mois axé sur la mission. Pour l'occasion, Marilyne Roy, jeune mère de famille missionnaire à Kuujjuaq depuis 2017, nous livre une réflexion percutante en trois temps sur cet appel à renouer avec le dynamisme missionnaire adressé à toute communauté chrétienne et à tout croyant. Premier de trois textes : entendre l'appel.
