Les îles du Bic, dans le Bas‑Saint‑Laurent, fascinent autant qu’elles émerveillent. Derrière leurs silhouettes paisibles se cache une histoire riche, nourrie de récits, de croyances et de légendes, notamment autochtones.
Rarement évoquée, l’influence des autochtones dans la région de Charlevoix demeure largement méconnue. L’absence de réserve explique peut-être en partie pourquoi cette réalité est si peu mentionnée, étudiée ou mise en valeur. Ce coin de pays possède pourtant une longue histoire de relations avec diverses Premières Nations qui ont occupé le territoire pour la chasse, la pêche, les échanges commerciaux et les rencontres inter‑nations au fil des siècles.
En 1717, la seigneurie du Lac‑des‑Deux‑Montagnes est concédée aux pères sulpiciens, dont la présence sur ce territoire remonte au siècle précédent. Au XIXᵉ siècle, leur domination exercée sur la gestion des terres et des ressources, dont la coupe de bois, accentue le conflit avec les Kanien’kehá:ka (Mohawks). Dans ce contexte de relation dominés-dominants et de contrôle foncier non cédé, la communauté autochtone cherche à défendre son autonomie et ses droits.
Dans leur vision du monde, les Atikamekw découpe l’année en six saisons, plutôt que quatre, comme le propose le modèle occidental. Des saisons ainsi plus près des cycles naturels associés au rythme du territoire qu’ils habitent et de leur identité.
Il existe un animal qui intrigue plus que tout autre dans la forêt boréale. Qu’on le nomme Gulo gulo, Glouton, Carcajou ou Wolverine (en anglais), sa mauvaise réputation ne faiblit pas!
En cohérence avec les excuses officielles de l’Église aux peuples autochtones, des chrétien·ne·s du diocèse de Baie-Comeau, constatant que, dans leur milieu, les relations entre Autochtones et allochtones étaient quasi inexistantes, décident de passer à l’action et de trouver des moyens de créer des rapprochements entre les communautés. Deux premiers projets ont été effectués avec succès…
Il n’est pas rare de voir la légende s’inscrire dans la toponymie populaire, jusqu’à perdre la trace originelle des faits qui l’ont engendrée. Un exemple éloquent se trouve sur la rive nord du fjord Saguenay, à Sainte-Rose-du-Nord.
Si sainte Kateri Tekakwitha (1656-1680) est bien connue au Québec, il en va tout autrement de Joseph Chiwatenhwa (1602-1640), un Huron-Wendat purement inconnu ici. Pourtant, il figure parmi les premiers autochtones convertis au christianisme en Huronie.
Le père Jean-Baptiste de La Brosse est un personnage historique plus grand que nature, allant même jusqu’à s’inscrire dans la légende.
Symbole de courage, de détermination et d’union pour la nation canadienne, l’histoire de Terry Fox est bien connue. Mais qui pouvait soupçonner que le coureur et humanitaire était d’origine métis
Nommé Nionwentsïo, qui signifie le « magnifique territoire », ses limites correspondent au « territoire historique principalement fréquenté par la Nation huronne-wendat au cours des siècles suivant le contact avec les peuples européens »
Tout le monde connaît les immenses chutes Niagara, en Ontario, qui déversent avec fracas environ 168 000 mètres cubes d’eau à la minute d'une hauteur de 57 mètres. Leur toponyme peut d'ailleurs se traduire par «tonnerre d'eau». Mais qui connaît la légende de Lelawala, associée en particulier à une des trois chutes de ce haut lieu touristique?
