Dans de nombreux villages du Grand Nord canadien, l’accès à une eau potable et sécuritaire reste un défi majeur. Des communautés comme Neskantaga, Kashechewan, Attawapiskat et Puvirnituq vivent sous avis d’ébullition permanente depuis des années. Ces missions, que l’Église canadienne a vaillamment soutenues jadis en construisant chapelles et écoles et en apportant évangélisation et soins, sont-elles devenues aujourd’hui le miroir de nos impuissances?
Le parcours de Leonard Peltier est parsemé «d’injustices, de courage et de passages sombres». Après avoir passé près de 50 ans en prison, il a reçu récemment la clémence de Joe Biden, ex-président des États-Unis, et a été libéré. Même s’il demeure assigné à résidence, il est enfin de retour parmi les siens. En cette année jubilaire, l’espérance des pardons et des réconciliations est sûrement nécessaire. Une réflexion toute personnelle de Louise Royer.
La question des négociations territoriales des Premières Peuples demeure un sujet délicat. Pourtant, cette reconnaissance est au cœur du chemin vers une véritable réconciliation. Comme chrétiennes et chrétiens, comment se positionner à ce sujet? Une réflexion de notre collaborateur Jocelyn Girard, dans la foulée du décès du théologien péruvien Gustavo Gutiérrez, considéré comme le penseur de la théologie de la libération.
Des milliers d’enfants autochtones n’ont jamais été retrouvés. Pourtant, peu d’actions ont été entreprises pour permettre aux familles de faire leur deuil. De leur côté, des cas d’enfants blancs disparus défraient aussi les manchettes, les autorités n’hésitant pas à entreprendre d’intensives recherches pour les retrouver. Y a-t-il deux poids deux mesures dans nos façons de considérer ces drames et de tenir compte des souffrances des familles affligées?
Depuis quelques années, une prise de conscience collective nous amène à écouter davantage les récits témoignant des nombreuses situations d’injustice vécues par les Premiers Peuples du Canada. Ainsi, nous avons commencé à mieux comprendre leurs souffrances. Et si, à l’instar de cet exemple, tous les peuples, au lieu de continuer à entretenir des rapports de domination ou de supériorité entre eux, apprenaient à déployer cette attitude d’écoute empathique, n’y aurait-il pas là une piste de solution pouvant conduire à davantage de paix?
Ma sœur m’en avait parlé. Généralement, c’est moi qui parle des affaires Autochtones dans les rencontres de famille. Mais cette fois-là, c’est elle qui m’a dit qu’elle avait visionné la série Pour toi Flora. Elle me le recommandait chaudement.
