À la suite de sa participation à la conférence de la Société théologique catholique d’Amérique, le père Nnaemeka Ali, o.m.i., qui a été intervenant pastoral en milieu autochtone auprès des Innus de la Côte-Nord, poursuit une réflexion sur son propre parcours de foi catholique et aussi sur ce que lui révèle à lui-même l’expérience de foi de ce peuple autochtone, qui le ramène à ses propres racines nigérianes et à la spiritualité ancestrale de son peuple. Pour réconcilier ces visions, est-il alors possible de vivre autrement la mission?
La terre est en feu. Les étés 2023 et 2025 – peut-être 2026? – ont été les pires saisons jamais enregistrées pour les feux de forêt au Canada. Les incendies ont forcé l’évacuation de 76 000 personnes en 2025, dont des réserves autochtones rasées de la carte au Manitoba. La fumée a même atteint l’Europe. De tels incendies gigantesques chez nos voisins du Sud n’ont épargné ni les plus pauvres ni les plus riches : des quartiers voire des villes entières en cendres.
La campagne Moose Hide (ou Cuir d’orignal), ça vous dit quelque chose? La Journée de la campagne Moose Hide est un jour de cérémonie où les Canadiennes et Canadiens sont appelés à se rassembler pour s’élever contre la violence envers les femmes et les enfants et prendre des mesures concrètes pour poursuivre notre cheminement collectif vers la réconciliation. Helen-Rose Lam nous raconte son expérience lors de cette journée spéciale.
À l’occasion de la Journée des robes rouges, le 5 mai, officiellement reconnue comme la Journée nationale de sensibilisation aux femmes, filles et personnes bispirituelles autochtones disparues et assassinées (FFADA2E+) au Canada, nous publions un texte de Mélissa Picard, une femme innue. Cette journée des robes rouges commémore les victimes, soutient les familles et dénonce la violence systémique. Elle est symbolisée par des robes rouges suspendues.
À l’occasion de la montée vers Pâques, nous vous proposons une réflexion de Marilyne Roy qui, avec sa famille, s’est engagée pendant plusieurs années à Kuujjuaq comme responsable de la Mission Notre-Dame-de-Fatima. Au début de son mandat, un séjour en Palestine et en Israël l’a profondément marquée. Elle y a perçu des résonances entre les aspirations des peuples autochtones et celles du peuple palestinien : un même désir de se relever, de vivre debout, en toute dignité.
« Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle », affirme Jésus dans l’évangile de Marc. En Église, dans un contexte missionnaire, on a longtemps compris ce texte comme si la conversion devait se faire chez ceux et celles qui ne connaissaient pas Jésus et recevaient alors l’annonce de l’Évangile. Mais à bien y regarder, est-ce bien le cas?
L’histoire de la Nativité n’est pas une sinécure : Joseph et Marie se sont rendus en ville pour trouver une auberge, sans succès. Puis, ils ont dû fuir les lieux avec leur nouveau-né pour trouver refuge dans une autre culture que la leur. De même, nombre d’autochtones choisissent de se déplacer et de s’installer en ville pour trouver un meilleur sort. Là où les portes des auberges affichent souvent un panneau «fermé»… Mais l’espoir est-il éteint?
Le message du pape François pour la Journée mondiale des missions 2025, intitulé « Missionnaires de l’espérance parmi les peuples », souligne l’urgence pour les chrétiens de devenir des « artisans » d’espérance en suivant le Christ et en partageant sa Bonne Nouvelle au sein de la communauté mondiale.
Voici quelques réflexions exprimées par notre collaboratrice à la suite d’une séance d’information offerte par l’Indigenous Catholic Research Fellowship sur la vie de Nicholas Black Elk, Oglala Lakota, reconnu officiellement par l’Église comme Serviteur de Dieu. Une vie exemplaire vouée au service de Dieu et à celui de sa communauté autochtone qui créent des ponts spirituels entre la foi qu’expriment les Autochtones et celle des allochtones.
En arrivant dans les communautés innues en 2014, j’ai découvert deux réalités à la fois profondément enracinées et étonnamment familières : un peuple attaché de manière naturelle à la famille, et des communautés imprégnées d’une culture et d’une spiritualité d’une richesse insoupçonnée. C’était en quelque sorte un déjà-vu, mais dans un autre univers. Observer les grands-parents entourés de leurs petits-enfants me ramenait à mon tout premier souvenir d’enfance, un moment fondateur partagé avec mon grand-père, décédé lorsque je n’avais encore que 3 ans.
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Comment la roue de médecine anichinabée redessine-t-elle la foi catholique? Découvrez une rencontre inédite entre traditions spirituelles et théologie. Disponible maintenant sur YouTube.
Pour célébrer la parution en français du livre Entrez dans la danse de sœur Eva Solomon avait lieu le vendredi 30 mai dernier une rencontre en ligne organisée par Novalis, Mission chez nous et Aide à l'Église en Détresse Canada. Une conversation enrichissante pour explorer l’importance de l’ouvrage dans les relations entre l’Église catholique et les Premiers Peuples, en présence de Michel Andraos,…
Chaque année, le 21 juin, nous soulignons la Journée nationale des peuples autochtones, véritable célébration des cultures et de l’apport de ces peuples à notre histoire commune. Pourquoi ne pas également célébrer la résilience de ces nations, et rappeler comment leur expérience historique peut être porteuse d’enseignements pour le présent, marqué par d’innombrables turbulences ?
