Le 19 avril dernier, plusieurs personnes liées à Mission chez nous étaient présentes à la Mission Saint‑François‑Xavier de Kahnawake à l’occasion d’une célébration spéciale soulignant la mémoire de sainte Kateri Tekakwitha, dont la fête liturgique est fixée le 17 avril.
Voici quelques réflexions exprimées par notre collaboratrice à la suite d’une séance d’information offerte par l’Indigenous Catholic Research Fellowship sur la vie de Nicholas Black Elk, Oglala Lakota, reconnu officiellement par l’Église comme Serviteur de Dieu. Une vie exemplaire vouée au service de Dieu et à celui de sa communauté autochtone qui créent des ponts spirituels entre la foi qu’expriment les Autochtones et celle des allochtones.
En arrivant dans les communautés innues en 2014, j’ai découvert deux réalités à la fois profondément enracinées et étonnamment familières : un peuple attaché de manière naturelle à la famille, et des communautés imprégnées d’une culture et d’une spiritualité d’une richesse insoupçonnée. C’était en quelque sorte un déjà-vu, mais dans un autre univers. Observer les grands-parents entourés de leurs petits-enfants me ramenait à mon tout premier souvenir d’enfance, un moment fondateur partagé avec mon grand-père, décédé lorsque je n’avais encore que 3 ans.
Du 27 septembre au 2 octobre 2025 (6 jours / 5 nuits), vivez un pèlerinage en collaboration avec Mission chez nous dans le cadre de la réconciliation auprès des communautés innues. Une expérience riche de rencontres entre allochtones et Autochtones à ne pas manquer!
La dévotion à la Vierge Marie est très présente dans plusieurs communautés autochtones. Anne-Marie Forest, qui a déjà été agente de pastorale à Manawan, est directrice de l’organisme Pasto Art Mobile et artiste-peintre. Après avoir réalisé un premier tableau de Marie montrant un visage avec des traits atikamekw, elle a décidé de poursuivre son travail avec ce nouveau tableau en lien avec les Innus. Elle nous décrit ici son processus de création.
Black Elk est sans doute le chef spirituel autochtone le plus connu du monde, un leader oglala lakota, originaire des terres formant aujourd’hui le Dakota du Sud, qui affirmera son appartenance autant à la foi catholique qu’à la spiritualité de sa nation. En 2017 s’est engagé le processus de sa canonisation.
Si sainte Kateri Tekakwitha (1656-1680) est bien connue au Québec, il en va tout autrement de Joseph Chiwatenhwa (1602-1640) et de sa famille. Pourtant, il figure parmi les premiers autochtones convertis au christianisme en Huronie (partie de l’Ontario actuelle). Sa célèbre prière, pourtant méconnue du côté francophone, mérite d’être diffusée dans nos milieux.
Le christianisme qu’ont adopté les Innus après l’implantation française en Nouvelle-France s’est établi sur le fondement de leur spiritualité traditionnelle. Comment celle-ci se présentait-elle? La théologienne Anne Doran répond à cette question à partir d’une analyse de la prière innue.
La culture matérielle chez les autochtones recèle une grande richesse 1 , où le sacré et le profane sont indissociables. S’il est accompagné d’un rituel bien précis, l’objet utilitaire permet de communiquer avec les ancêtres disparus ou encore avec l’esprit de certains animaux indispensables à la survie. Pensons au tambour 2 qui accompagne les chants et les danses, mais qui se révèle également un lien de rencontre avec l’animal à chasser. On retrouve également ce dialogue entre le chasseur et l’animal par l’intermédiaire d’un crâne de l’animal que…
En janvier 2021, en plein confinement, le père Jacques Laliberté, o.m.i., a accordé une entrevue sur Zoom à Mathieu Lavigne, directeur de Mission chez nous . Devant la profondeur du témoignage livré par le père Laliberté et ce qu’il porte d’informations et de réflexions bien d’actualité, nous avons cru bon produire quatre courtes capsules à partir de cette discussion. Troisième de quatre vidéos. Le père Jacques Laliberté, o.m.i., a œuvré pendant plus de 20 ans auprès des Atikamekw, ce peuple autochtone dont une partie du territoire a été inondée au début du siècle…
Le 17 avril, chaque année, l'Église célèbre la mémoire de sainte Kateri Tekakwitha, qui a été déclarée patronne des Autochtones et de l'environnement. Rose-Anne Gosselin, Algonquine originaire de Timiskaming vivant à Montréal, a accepté avec générosité de nous dévoiler son parcours sur les traces de cette figure emblématique pour plusieurs autochtones.
L’horizon est large dans la toundra. Le regard porte loin et celui de Joséphine Bacon, à qui est consacré le magnifique film Je m’appelle humain de la réalisatrice Kim O’Bomsawin, plus loin encore. Réflexion sur la poésie, les trilles et l'écoute à l'occasion de Pâques.
