Le père Nnaemeka Ali, o.m.i., fait un constat émouvant lors d’une profonde expérience de rencontre et de méditation avec les aînés des Premières Nations : en réalité, l’Afrique rejoint les peuples autochtones sur le chemin de la guérison, un chemin qui résonne avec sa propre histoire… Cet article, paru originalement en anglais, a été publié dans le journal Black Catholique Messenger. Traduction en français de l’auteur pour Mission chez nous.
Il y a 35 ans, la crise d’Oka – événement que les Kanien’kehá:ka (Mohawk) préfèrent souvent appeler « le siège de Kanehsatà:ke et de Kahnawà:ke » – secouait le Québec et le Canada tout entier. Pendant 78 jours, à l’été 1990, la communauté mohawk de Kanehsatà:ke s’est opposée à l’agrandissement d’un terrain de golf sur des terres ancestrales, incluant un cimetière et une pinède sacrée. Ce face-à-face tendu entre les Mohawks, la Sûreté du Québec, puis l’armée canadienne, a mis en lumière les profondes injustices coloniales toujours à l’œuvre.
Ce modeste dossier, publié progressivement…
De belles rencontres ont été vécues en milieu innu, sur le Nitassinan, dans le cadre d’un projet mis sur pied par le père Gérard Tsatselam, sœur Armande Dumas et des aînées innues des communautés de Nutashkuan et d’Unamen Shipu. À leur demande, un atelier sur l’Esprit saint de trois jours a été proposé à ces communautés du 28 avril au 4 mai dernier. Conçu et animé par la théologienne Anne Doran, cet atelier a été un magnifique moment d’apprentissage mutuel et de réflexion sur l’Esprit. Un témoignage d’Anne Doran.
Le 9 février dernier, nous raconte Jean Gagné, prêtre collaborateur à la Mission Saint-Étienne à Opitciwan, j’ai reçu un appel téléphonique de la part d’un des membres du comité de pastorale d’Opitciwan (Obedjiwan). Il m’a demandé d’animer un ressourcement spirituel d’une durée de trois jours lors de mon prochain séjour au sein de la communauté. Un court délai pour répondre à ce besoin imminent qui se faisait sentir dans la communauté atikamekw…
Alors que nous soulignons cette année le 10e anniversaire du dépôt du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation, je propose humblement cette réflexion, à la demande de l’équipe de Mission chez nous. Ces lignes sont écrites à la lumière de mon expérience en milieu atikamekw, et comme provincial de la province oblate de Notre-Dame-du-Cap.
Il y a dans la vie des événements qui vous marquent profondément, des paroles qui doivent être dites et entendues, des gestes forts et symboliques qui sont nécessaires.
Depuis plus de 20 ans, sœur Dorica Sever œuvre au Nunavut auprès des communautés inuites de Coral Harbour, de Naujaat, de Gjoa Haven, de Taloyoak, de Baker Lake et de Whale Cove. Avec cœur, elle s’y emploie aussi à former les leaders laïques qui se feront présents auprès des communautés chrétiennes de ces divers milieux pour les soutenir. Elle met beaucoup d’espoir en eux.
Du 28 septembre au 3 octobre dernier avait lieu un pèlerinage en terres autochtones organisé conjointement par l’agence de voyages Spiritours et Mission chez nous, une première du genre. Chantal Jodoin, adjointe à la direction nouvellement arrivée dans l’équipe de Mission chez nous, y a participé, plongeant ainsi pour la première fois dans une expérience personnelle plus qu’enrichissante de rencontre et de dialogue avec des membres des Premiers Peuples.
Sébastien Lafontaine, intervenant œuvrant auprès des Anicinabek de Lac-Simon et de Kitcisakik, raconte son escapade de l’été 2009 en vélo, puis en auto sur la Côte-Nord. Avec lui, un repas, quelques épis de maïs, la « bécanique » deviennent autant de prétextes à des rencontres et à une présence signifiante peu importe où le vent souffle.
L’été dernier, un groupe de dix pèlerin·e·s autochtones et allochtones rassemblé·e·s, accompagné·e·s de Mgr Martin Laliberté, évêques de Trois-Rivières, s’est envolé vers Medjugorje, en Croatie. Ce séjour leur a permis de partager de beaux moments spirituels sous le signe de la réconciliation et de la guérison. Pascale Haddad nous raconte sa propre expérience.
En ces beaux jours d’été, seuls le ciel et la mer permettent de se rendre à Unamen Shipu. Arrivés par avions et bateaux, plus de 300 aînés ont fixé leurs tentes sur la terre des ancêtres pour ce grand rassemblement annuel innu. Le retour aux sources d’une vie simple, terre à terre, où chaque chose reprend son vrai sens. Le sapinage pour litière, la banique qui prend forme dans le sable sous le crépitement du feu pour le thé, tout est en place pour vivre un beau moment de partage.
Depuis un an et demi, le père Reegan Soosai côtoie avec bonheur les communautés anicinabek de Long Point First Nation et de Timiskaming First Nation. Il nous raconte son expérience avec un regard neuf et passionné. Il nous fait voir les semences de vie qu’il décèle dans ces milieux et témoigne avec authenticité des défis auxquels il se mesure, lui qui se considère comme un médiateur et un « constructeur de ponts ».
