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Journée nationale des peuples autochtones (21 juin) : pour que la joie soit au cœur de notre coexistence

Image en bandeau : Des rires contagieux lors du rassemblement du 30e anniversaire de Mission chez nous |
Photo : Pascal Huot/MCN

Chaque année, le 21 juin, nous soulignons la Journée nationale des peuples autochtones, véritable célébration des cultures et de l’apport de ces peuples à notre histoire commune. Pourquoi ne pas également célébrer la résilience de ces nations, et rappeler comment leur expérience historique peut être porteuse d’enseignements pour le présent, marqué par d’innombrables turbulences ?

Dans un article paru dans La Presse, l’écrivain ilnu Michel Jean écrivait : « Avec le réchauffement climatique, on parle beaucoup de la fin du monde tel qu’on le connaît. Les Premiers Peuples sont déjà passés par là. Ils ont vécu la fin de leur monde pour se voir ensuite forcés de vivre dans un monde qu’ils n’avaient pas choisi. » Ne sommes-nous pas effectivement sur le point de basculer collectivement dans un monde complètement différent ?

Devant les enjeux actuels, il nous faut définir un futur qui sera partagé. Ce monde espéré ne peut que s’inscrire dans cette intime conscience qu’il faut prendre soin de notre maison commune, la Terre. Les Premiers Peuples nous invitent à revenir à une conception du temps où chaque décision tient compte des sept prochaines générations et de notre interdépendance. Cette sagesse millénaire n’est-elle pas plus que jamais nécessaire ?

Malgré la « fin de leur monde », les nations autochtones sont encore là, travaillant à leur guérison. Et une chose demeure chez elles : la joie. En cette Journée nationale, alors que la lumière est à son apogée et que la vie invite à l’émerveillement, inspirons-nous de cette joie pour qu’elle devienne l’élément unificateur qui nous permette de coexister. Cette joie sera alors le signe de notre espérance.

Ce texte est paru à l’origine dans l’édition de juin du Prions en Église mensuel (vol. 37, no 6), p. 197.

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