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La nuit blanche de la prière

Image en bandeau : Glace étoilée | Photo : Kevin Blanzy/Pexels

À l’approche de Noël, la fébrilité des préparatifs se met de la partie. Mais pour retrouver le sens de Noël, puis l’espérance et la gratitude qui doivent présider à ce temps d’attente, il peut être bon de se laisser inspirer par le regard qu’en ont nos frères et sœurs autochtones. Et nos vœux vous accompagnent pour ce temps de rituels sacrés.

Chères amies, chers amis,  

Alors que Noël approche et qu’aux préparatifs du temps des fêtes se mêle une certaine fébrilité, il est intéressant d’évoquer la traduction que la poétesse innue Joséphine Bacon propose du mot Noël. En effet, de manière littérale, le mot Nipaiamianan (Noël, en innu-aimun) peut se traduire par « la nuit blanche de la prière ». Ne retrouve-t-on pas là, en grande partie, le sens de Noël ? Prière de gratitude pour celles et ceux qui nous entourent, pour cette vie qui nous a été donnée. Prière émerveillée devant le Christ nouveau-né, apportant la paix à l’humanité, et la nature qui revêt son manteau blanc pour mieux refléter la lumière scintillante des étoiles.

Noël est un temps privilégié pour les rituels familiaux, communautaires et religieux. Chez moi, au moment de décorer le sapin de la maisonnée, un de mes deux garçons est mandaté, à son tour, pour déposer au sommet de l’arbre une jolie étoile qui représente celle de Bethléem, cet astre qui a guidé les Mages jusqu’à la Crèche. En fait, les rituels soulignent que nous entrons dans un temps sacré, hors de l’ordinaire. Un temps de mémoire, de récits et de transmission. Un rituel intéressant de la nation wendat consiste à souligner la nouvelle année, ou plutôt « la cérémonie de la mi-hiver », une fois que les Pléiades, ce regroupement connu de sept étoiles, sont à leur zénith dans le ciel, soit à la fin de janvier ou au début du mois de février. Une légende partagée par les Kanien’kehà:ka et les Wendats met alors en scène une fratrie de sept frères qui vient expliquer la naissance de cet amas stellaire.

On le voit bien, Noël et le temps des fêtes sont porteurs d’espérance et d’horizons illuminés pour les peuples autochtones d’ici. Et, bien sûr, pour les intervenantes et intervenants pastoraux œuvrant au sein de leurs communautés. Aussi, j’aimerais vous remercier, chères amies, chers amis, de soutenir cette présence pastorale signifiante par l’entremise de Mission chez nous.

Notre équipe vous souhaite un Noël apaisant, fait de douceur et de rencontres vivifiantes. Nous nous retrouverons en 2024, où nous soulignerons avec force le 30e anniversaire de fondation de Mission chez nous !

Avec toute ma reconnaissance, à l’approche de Noël,

Mathieu Lavigne, directeur,
au nom de l’équipe de Mission chez nous

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