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Le premier arbre de Noël

Image en bandeau : Lire en nature | Photo : Ben White/Unsplash

Recension du livre Le premier arbre de Noël, d’Ovila Fontaine et de Charlotte Parent (illustration) (Montréal, La Pastèque, 2023 [2e édition, 2024], 52 pages)

Ovila Fontaine est un conteur innu de Uashat mak Mani-utenam. Charlotte Parent est une illustratrice originaire de Québec. De leur collaboration est né l’album jeunesse Le premier arbre de Noël, paru aux éditions La Pastèque, qui a remporté le prix du Gouverneur général en 2024, dans la catégorie Littérature jeunesse — Livre illustré. De leur collaboration est née également une rencontre, une fusion des mondes autochtone et allochtone. En effet, quelle belle idée de regrouper cette histoire autour de la thématique des fêtes de Noël, une célébration qui a autant de couleurs que de peuples qui la célèbrent !

L’album nous présente le Grand-Manitu qui, voulant offrir un peu de réconfort aux Innus pendant la période la plus difficile de l’année, cherche un cadeau pour adoucir leur hiver. Il parcourt l’ensemble de la forêt boréale, allant à la rencontre des différents arbres qui y vivent. Bouleau, mélèze, épinette et sapin : à tour de rôle, il reconnaît les bienfaits de chacun, puis il leur demande s’ils veulent être le premier arbre de Noël.

Grâce aux magnifiques illustrations de l’album, un des pouvoirs du Grand-Manitu devient visible, soit celui de se personnifier dans plusieurs éléments : animaux, humains, musique, chaleur et lumière. De plus, fidèle à la tradition innue, le conte donne une interprétation du monde réel. Le lecteur comprendra désormais pourquoi le bouleau et le mélèze perdent feuilles et épines pendant la saison froide. Et que dire du sort de l’épinette!

Le récit se termine avec un grand rassemblement autour d’un repas festif. Désormais, le sapin odorant, fièrement récompensé d’avoir accepté la tâche du Grand-Manitu, sera décoré par les enfants tous les hivers. Il trônera fièrement dans les demeures pour la période des fêtes et on entamera la chanson qui nous unit tous à lui : Mon beau sapin.

De toute évidence, cet album jeunesse mérite une place dans toutes les bibliothèques. Il raconte une histoire à laquelle tous les habitants du Québec pourront s’identifier. De plus, deux pages de lexique traduisent les mots abordés dans le conte en langue française et innu-aimun. Quelle jolie façon d’ouvrir les esprits, dès leur plus jeune âge, des cultures qui cohabitent ici!

 

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