Mission Saint-François-Xavier
La mission Saint-François-Xavier est située à Kahnawake, sur la réserve autochtone des Kanien’keha:ka (Mohawks). Celle-ci couvre une superficie de 48,05 km et se trouve sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, près de Montréal. Établie comme une mission jésuite française en 1716, elle fut aussi connue sous le nom de Seigneurie Sault Saint-Louis et Caughnawaga.
Le nom de Kahnawake tire son origine du mot mohawk kahnawà:ke, qui signifie « sur les rapides ». Il renvoie au village de Caughnawaga qu’ils habitaient au 17e siècle (aujourd’hui un site archéologique), situé près des rapides de la rivière Mohawk au nord de l’état de New York. Quand des Mohawks se sont convertis au catholicisme, ils se sont déplacés vers la région de Montréal et ont nommé leur nouveau lieu de résidence d’après leur ancien village. La proximité des rapides Lachine a aussi influencé le choix du nom de kahhawà:ke (cf. Wikipedia).
Contexte historique
« En 1625, les premiers jésuites s’installèrent dans la vallée du Saint-Laurent et commencèrent à faire des missions parmi différentes communautés autochtones alliées des Français, comme les Wendats ou les Innus. Toutefois, les relations entre les Haudenosaunee (ou Iroquois) et les Français ont longtemps été tendues ou hostiles, une des raisons pour lesquelles les missionnaires jésuites n’ont pas pu s’installer dans ces communautés pour y travailler à long terme. Dans les années 1650, certains jésuites comme le père Chaumonot firent des voyages de reconnaissance pour vérifier s’il était possible d’y commencer des missions, ce qui fut fait au cours des années suivantes. » (« L’histoire aujourd’hui : l’église Saint-François-Xavier et le sanctuaire de la sainte Kateri Tekakwitha, une histoire de relations », site des Jésuites du Canada)
La mission Saint-François-Xavier
« La mission jésuite de Saint-François-Xavier a changé de lieu plusieurs fois. Cette mission a d’abord été établie en 1667 à Kentake (maintenant la ville de La Prairie). Les Kanien’keha:ka (Mohawks) qui y vivaient ont par la suite déménagé quatre fois leur village pour des raisons économiques, agricoles ou politiques. Kahnawake n’a été installée dans son emplacement actuel qu’en 1716. Quatre ans plus tard (1720), l’église a été érigée, suivit du fort Saint-Louis en 1725, dont on peut encore observer une partie des remparts de pierre. Dans cette mission, selon l’historien Jean-François Lozier, les missionnaires exerçaient une forme de leadership, tout en suivant aussi les décisions et besoins de la communauté. Beaucoup d’habitants de la communauté étaient convertis au catholicisme, un catholicisme autochtone. » (« L’histoire aujourd’hui : l’église Saint-François-Xavier et le sanctuaire de la sainte Kateri Tekakwitha, une histoire de relations », site des Jésuites du Canada)
L’église aujourd’hui : le sanctuaire Sainte-Kateri (Canada National Saint Kateri Shrine)
« Plusieurs jésuites ont travaillé à Saint-François-Xavier, dont les pères Frémin, Chauchetière et Cholenec, qui ont personnellement connu Kateri Tekakwitha. Après avoir été baptisé à Ossernenon, le village où elle a grandi, cette dernière s’est enfuie en 1677 dans la mission jésuite, alors établie près de ce qui est maintenant Ville Sainte-Catherine. Selon les missionnaires, elle a rapidement avancé dans la foi. Après quelques années de dévotions et de mortifications, elle mourut en 1680, à l’âge de 24 ans. Rapidement, des démarches furent entreprises afin de documenter sa vie et ses miracles et elle fit l’objet de dévotions. Tekakwitha fut déclarée vénérable en 1943, bienheureuse en 1980 et finalement sainte en 2012. D’abord enterrée dans la mission où elle est morte, ses reliques furent ensuite placées dans un coffre de bois puis, en 1972, installés dans un tombeau de marbre situé dans le transept droit de l’église Saint-François-Xavier.
» L’église Saint-François-Xavier […] comporte aujourd’hui deux parties. La première, soit la boutique et le musée, est en fait ce qui reste de l’église du XVIIIe siècle. L’église actuelle est un agrandissement commencé en 1820 par deux jésuites, les pères Joseph Marcoux et Félix Martin. Au fil des ans, ils ont ajouté la nouvelle sacristie, la nouvelle tour et le clocher. »
» En entrant dans l’église, on ne peut que constater l’héritage jésuite et celui de la sainte. Des deux côtés de l’autel sont disposées les statues de saint Ignace de Loyola et de saint François Xavier. À droite se trouve une reproduction géante d’un tableau de sainte Kateri Tekakwitha qui aurait été peint par le père Chauchetière. C’est là que se trouve le sanctuaire, où l’on peut se recueillir devant le tombeau de Kateri. Ce sanctuaire est bien connu: plusieurs centaines de visiteurs de partout dans le monde y viennent chaque année, selon une bénévole du musée. » (« L’histoire aujourd’hui : l’église Saint-François-Xavier et le sanctuaire de la sainte Kateri Tekakwitha, une histoire de relations », site des Jésuites du Canada)
« Le tombeau de Saint Kateri est situé dans l’église sur le côté droit, près de l’autel. Son tombeau, en marbre de Carrare, a été solennellement béni par Mgr G.M. Coderre le 17 décembre 1972. La statue de Kateri derrière le tombeau a été sculptée en 1981 par le sculpteur québécois Leo Arbour. Sa couronne de perles a été offerte par un membre de la communauté en remerciement pour son intercession.
» Le musée expose de nombreux cadeaux de France et des trésors historiques d’artefacts autochtones, canadiens et européens datant du 17e au 20e siècle. […] Il contient des crucifix en ivoire, des objets religieux, des statues, des peintures, des manuscrits, des sculptures, des vêtements anciens, des pointes de flèches, des silex, des tomahawks, des broyeurs de maïs et des perles traditionnelles. Parmi ses trésors précieux figurent les nombreuses représentations de sainte Kateri Tekakwitha, y compris la plus ancienne peinture à l’huile connue (1690) du père Claude Chauchetiere, s.j., son directeur spirituel1. » (Site du Sanctuaire Sainte-Kateri)
Quelques mots sur la communauté Kanienkeha’ka (Mohawk) de Kahnawake
Kahnawake compte une population d’environ 8000 membres, dont une large proportion vit à l’extérieur de la réserve. La plupart des résidents du lieu parlait le kanyen’kéha ou kanien’kéha à l’origine, et plusieurs ont appris le français quand ils ont fait commerce avec les colons français. Avec une bonne partie des membres des quatre nations iroquoises, dont les Mohawks font partie, ils se sont alliés au gouvernement britannique pendant la guerre d’indépendance américaine et la rébellion du Bas-Canada. Depuis, ils sont devenus majoritairement anglophones. (cf. Wikipedia)
Nature du soutien offert par Mission chez nous
• Contribution aux frais de déplacement des intervenantes et intervenants pastoraux.
• Soutien pour l’entretien des installations.
• Contribution aux salaires des intervenantes et intervenants pastoraux.
Photos et vidéo










