Paroisse Sainte-Kateri-Tekakwitha
La paroisse Sainte-Kateri-Tekakwitha est située à Mashteuiatsh, lieu où réside la communauté ilnue, ou les Ilnuatsh (au pluriel), qui constitue une branche de la nation Innue, qui signifie « être humain véritable ». Les Ilnuatsh, « autrefois désignés par le terme Montagnais par Samuel de Champlain en raison des montagnes qui longent la rivière Saguenay à Tadoussac, où il les rencontre pour la première fois en 16031 » , forment la seule communauté autochtone du Nitassinan (« territoire, notre terre ») dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Elle est établie sur la rive ouest du lac Saint-Jean (nommé Pekuakami par les Ilnuatsh), dans la MRC du Domaine-du-Roy, à 6 km de Roberval. Le nom Mashteuiatsh signifie « Là où il y a une pointe ». Plusieurs y reconnaissent le nom de la communauté autochtone autrefois appelée Pointe-Bleue.
« Traditionnellement, c’est en se référant au lieu d’attachement qu’ils occupaient avec leurs familles que les Ilnuatsh s’identifiaient. Ainsi, c’est l’appellation Pekuakamiulnuatsh (Ilnuatsh du Pekuakami) qui les désigne toujours. Encore aujourd’hui Mashteuiatsh demeure un lieu de rassemblement, à chaque été a lieu un pow-wow et cette activité permet d’accueillir plusieurs personnes de partout. » (Wikipédia)
Contexte historique
La communauté de Mashteuiatsh est riche d’un passé spirituel autant autochtone que catholique. Son église témoigne avec fierté des caractéristiques de sa foi. Cette incursion dans l’histoire religieuse de la communauté sait charmer le visiteur, tout en lui faisant découvrir l’histoire de sainte Kateri Tekakwitha.
L’histoire débute en 1875 lorsque les missionnaires de la communauté des Oblats de Marie-Immaculée, qui évangélisent depuis le milieu du XIXe siècle ceux que l’on appelait alors les Montagnais, décident de déplacer leur petite chapelle de la mission de Métabetchouan pour la transplanter à Mashteuiatsh. En 1901, on remplace par la suite la chapelle, devenue trop petite, par une nouvelle église. Malheureusement, le 12 mars 1986, elle flambe complètement sous une main criminelle. (Pascal Huot, « L’église de Mashteuiatsh, sous le patronat de Kateri Tekakwitha », site Web Mission chez nous)
La paroisse Sainte-Kateri-Tekakwitha
« Avant l’incendie, la mission était sous le patronat de saint Charles Borromée, mais en 1987, alors que les Pekuakamiulnuatsh (les Ilnus, autrefois les Montagnais) reconstruisent l’église, l’évêché leur octroie le privilège de devenir une paroisse. Celle-ci sera sous le patronat de sainte Kateri Tekakwitha (1656-1680). […]
» L’église sera construite sous la direction de Charles Courtois, contremaître et sculpteur Ilnu, selon les plans de l’architecte de Dolbeau, Jean-Claude Leboeuf, avec l’aide de 28 membres de la communauté et de quatre Robervalois. Le tout est prêt pour célébrer la première messe dans le nouveau bâtiment le soir de Noël 1987.
» L’extérieur de l’église est singulier. Outre le clocher détaché du bâtiment, on retrouve une arche située au niveau des marches à l’entrée de l’église. (Voir la photo plus bas.) Celle-ci rappelle l’ancienne église par son emplacement, mais elle symbolise également que pour entrer dans l’église chrétienne, il faut passer par l’église des anciens qui ont transmis leur tradition et leur foi. À l’entrée, on retrouve un vitrail à l’image de la sainte, réalisé par Marie-Eve Courtois et François Duciaume.
» À l’intérieur du lieu de culte, on découvre plusieurs objets soulignant la spiritualité autochtone, notamment un prêt du conseil de bande qui a offert des chaises lassées en babiche d’orignal, dont celle du chef qui rappelle […] « la forme du hochet du chaman, mais aussi la cane de l’évêque ».
» Une remarquable sculpture de Kateri, réalisée par le sculpteur Charles Courtois, est exposée au sein de l’église. La sculpture trône devant une grande toile représentant un chemin illuminé, réalisé par l’artiste ilnu Denis Blacksmith et conférant à l’ensemble une belle profondeur et une aura de petit sanctuaire. » (Pascal Huot, « L’église de Mashteuiatsh, sous le patronat de Kateri Tekakwitha », site Web Mission chez nous)
Quelques mots sur la communauté Ilnue de Mashteuiatsh
La population de Mashteuiatsh comprend 6 780 membres dont 2 098 résident sur le territoire de la réserve. Les membres de cette nation autochtone se désignent sous le nom de Pekuakamiulnu (au singulier) ou de Pekuakamiulnuatsh (au pluriel). Ils parlent le Nehlueun (« notre langue ») et le français. « Compte tenu des différences linguistiques entre les Innus de la Côte-Nord et les Pekuakamilnuatsh (Ilnus du Lac-Saint-Jean), la communauté de Mashteuiatsh a adopté en 2004 une langue officielle du nom de nehlueun.» (Wikipédia)
Deux écoles se trouvent à Mashteuiatsh : l’école primaire Amishk et l’école secondaire Kassinu-Mamu. La communauté possède aussi deux cimetières : un catholique et un anglican. Parmi les activités économiques du lieu, on trouve l’art et l’artisanat, les commerces et services, la construction, l’industrie du bois, le tourisme, le transport et l’administration publique.
On peut visiter l’endroit par l’entremise du Musée ilnu de Mashteuiatsh, qui voisine la réserve.
Nature du soutien offert par Mission chez nous
• Contribution aux frais de déplacement des intervenantes et intervenants pastoraux.
• Soutien pour l’entretien des installations.
• Contribution aux salaires des intervenantes et intervenants pastoraux.
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