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Odanak

Mission Saint-François-de-Sales

La mission Saint-François-de-Sales est située à Odanak (le nom officiel est « Odanak 12 »), une réserve abénakise1 qui couvre une superficie de 578 hectares et se trouve sur la rive est de la rivière Saint-François, à 32 km à l’est de la ville de Sorel (région administrative du Centre-du-Québec). Elle est fréquentée par les membre de la Première Nation d’Odanak. « Nommé Arsikantegouk en abénaquis (rivière à la cabane vide) au moment de la colonisation, le nom Odanak, signifiant « village », n’apparut qu’au début du XXe siècle. » (Wikipédia)

Contexte historique

«Vers 1670, des Abénaquis vivant sur le territoire du Maine vont s’établir dans la région de Sillery pour fuir les épidémies et les confrontations avec les colons anglais. Déjà, depuis 1637, les Jésuites accueillaient des Amérindiens dans la mission de Sillery. Toutefois, à partir de 1688, la mission est surpeuplée et les Abénaquis quittent Sillery pour vivre aux abords de la rivière Chaudière, pour s’installer à la Mission Saint-François-de-Sales. Le père Joseph Aubery (1673-1756), jésuite, assurera la direction de la mission pendant cinquante ans. Il y rédigea d’ailleurs un dictionnaire de la langue abénaquise.» (Le patrimoine immatériel religieux du Québec)

Le 23 août 1700, Joseph Crevier, seigneur de Saint-François, cède une partie de sa seigneurie, correspondant à l’emplacement actuel d’Odanak, aux Abénakis, qui s’y installent. (cf. Dictionnaire biographique du Canada : Jean Crevier de Saint-François)

« Les missions d’évangélisation s’établissaient généralement loin des grands centres en des lieux où les [Autochtones] effectuaient des échanges avec les Français. Souvent, il s’agissait de villages [autochtones] à proximité de rivières. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’église Saint-François-de-Sales est construite aux abords de la rivière. On espérait également y mettre en place un poste de traite.

» Une première chapelle en bois a été construite en 1700 à Odanak. Elle a cependant été incendiée en 1759 lors de l’invasion de l’armée de Rogers. L’église Saint-François-de-Sales d’Odanak actuelle a été construite en 1826. L’intérieur de l’église a été rénové après un incendie au début du 20e siècle.» (Le patrimoine immatériel religieux du Québec)

La mission Saint-François-de-Sales

« Chez les catholiques de la mission d’Odanak, les messes ont lieu tous les samedis à seize heures et les fidèles des paroisses voisines viennent y assister. Le curé Pierre Houle intègre des légendes autochtones à ses sermons, particulièrement lors d’évènements spéciaux auxquels les Abénaquis participent en grand nombre. La communauté abénaquise prend part à la plupart des cérémonies liées aux rites de passage (baptêmes, funérailles, mariages) et aux célébrations spéciales. Les célébrations les plus fréquentées par les Abénaquis sont celles organisées dans le cadre du pow-wow qui a lieu chaque été et la messe de Minuit. Lors de ces célébrations, les Abénaquis portent leurs costumes traditionnels et une partie des cérémonie se déroulent en langue abénaquise. Une procession des offrandes fait partie de ces célébrations. Les Abénaquis offrent alors à Dieu des objets traditionnels. Lors du 350e anniversaire d’Odanak, par exemple, des outils traditionnels et des instruments de guerre ont été offerts. À Noël, les objets apportés sont différents d’une année à l’autre, mais on retrouve souvent parmi les offrandes de petits paniers de foin d’odeur, des capteurs de rêves, des colliers ou d’autres objets artisanaux fabriqués dans la communauté.

» Environ 200 membres de la communauté participent chaque année à la messe de Minuit. Il s’agit pour plusieurs de la seule célébration à laquelle ils assistent dans l’année. Certains cantiques de Noël sont chantés en langue abénaquise, dont le Wegôndamôda, un chant populaire qui fait office d’hymne abénaquis. Malgré les séjours dans les pensionnats francophones et l’influence du catholicisme, les Abénaquis ont continué d’interpréter leur hymne et d’autres chants traditionnels. » (Le patrimoine immatériel religieux du Québec)

Quelques mots sur la communauté abénakise d’Odanak

La population de la Première Nation d’Odanak compte 2 526 personnes en 2018 (d’après Statistique Canada), bien que le nombre de personnes résidant sur la réserve d’Odanak est nettement inférieur (481 en 2021). La nation est gouvernée par un conseil de bande et est affiliée au Grand Conseil de la Nation Waban-Aki.

On trouve à Odanak le musée des Abénakis. Fondé en 1965, il est le plus vieux musée consacré à la culture autochtone au Québec. (Wikipédia)

Nature du soutien offert par Mission chez nous

• Contribution aux frais de déplacement des intervenantes et intervenants pastoraux.
• Soutien pour l’entretien des installations.
• Contribution aux salaires des intervenantes et intervenants pastoraux.

Photos et vidéo