« Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle », affirme Jésus dans l’évangile de Marc. En Église, dans un contexte missionnaire, on a longtemps compris ce texte comme si la conversion devait se faire chez ceux et celles qui ne connaissaient pas Jésus et recevaient alors l’annonce de l’Évangile. Mais à bien y regarder, est-ce…
Depuis l’événement Jésus Christ, et « l’universalisation » de son message, l’un des grands défis de notre temps réside certainement en celui d’embrasser la fragilité de l’être humain. Et le missionnaire est celui qui marche avec l’autre pour accueillir sa fragilité, mais surtout, fragile lui-même, pour se laisser transformer par lui.
Si sainte Kateri Tekakwitha (1656-1680) est bien connue au Québec, il en va tout autrement de Joseph Chiwatenhwa (1602-1640), un Huron-Wendat purement inconnu ici. Pourtant, il figure parmi les premiers autochtones convertis au christianisme en Huronie.
En tant que chrétien engagé au sein de mon Église, j'ai profondément à cœur, depuis le réveil de ma conscience survenu il y a quelques années, de travailler aux rapprochements entre allochtones et autochtones, à commencer par moi-même. Aussi, marqué par mon expérience de la première rencontre autochtone au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap en 2017, il n’était pas question que je rate la deuxième qui s’est tenue les 31 mai et 1er juin derniers.
