Image en bandeau : Nnaemeka Ali, o.m.i., retire un diachylon de la paume de Pierrette Fortin en signe de guérison des blessures, un geste symbolique effectué par tous les membres de l’assemblée.
Photo : Pascal Huot/Mission chez nous
En 2023-2024, Mission chez nous a souligné ses 30 ans de diverses façons, spécialement en plaçant l’écoute au cœur de son action. Les journées de célébration des 5 et 6 mars ont été l’occasion d’expérimenter une cohabitation amicale et de nommer le désir de bâtir ensemble un avenir meilleur.
Au cours de l’année pastorale 2023‐2024, Mission chez nous a célébré ses 30 ans : trois décennies de solidarité chrétienne avec les peuples autochtones, de dialogue et de rencontres. Ces festivités ont culminé avec un rassemblement qui s’est tenu les 5 et 6 mars derniers, à Trois‐Rivières, un rendez‐vous unique qui a réuni des membres des Premiers Peuples d’un peu partout sur le territoire, des intervenantes et intervenants pastoraux œuvrant dans les communautés chrétiennes en milieu autochtone et les évêques catholiques du Québec, la plénière hivernale de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec se tenant en parallèle de notre rencontre. Ce sont donc plus de 150 personnes qui ont réfléchi ensemble à l’avenir de la présence pastorale en milieu autochtone et à l’importance, pour l’Église d’ici, de vivre une conversion de son agir pastoral en plaçant l’écoute au cœur de sa présence. Le présent numéro du bulletin Confluents, chères lectrices et chers lecteurs, constitue une façon pour nous de partager avec vous les fruits de ces journées transformatrices. En effet, cette édition de notre bulletin est essentiellement constituée de transcriptions de témoignages livrés lors des tables rondes prévues au programme en mars dernier.
Ces journées, auxquelles ont participé plus de 70 personnes autochtones, ont été le lieu de dialogues riches et de gestes apaisants, parfois même libérateurs. Plusieurs membres des Premiers Peuples ont en effet témoigné avoir pu faire, lors de cette rencontre, un pas de plus sur leur chemin de guérison. Du côté des participantes et participants non autochtones, plusieurs ont indiqué avoir été bouleversés par les voix autochtones entendues et avoir vécu, au fil de cette écoute, un véritable déplacement intérieur.
Encore portés par cette expérience inoubliable, nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont participé à ces journées de dialogue et d’apprentissage mutuel, ainsi que les membres de l’équipe organisatrice qui a travaillé avec ardeur, soin et sensibilité afin que ces journées puissent être le lieu de rencontres véritables. Merci également aux évêques catholiques du Québec pour leur confiance et leur ouverture. Et merci à vous, chères donatrices et chers donateurs, d’avoir rendu possible ce « cœur à cœur ».
Ces journées ont nourri l’espérance des personnes qui étaient sur place. Espérance, du côté des membres des Premiers Peuples, de cocréer l’avenir de la présence pastorale en territoire autochtone. Et espérance partagée par toutes et tous d’un vivre‐ensemble basé sur le respect mutuel et une cohabitation harmonieuse tenant compte des sept prochaines générations. Bonne lecture !

