L’héritage du pape François est multiple et il nous semble particulièrement inspirant dans le domaine des relations entre l’Église catholique et les Premiers Peuples d’ici et d’ailleurs. Son voyage historique, qui s’est déroulé du 24 au 29 juillet 2022 dans les régions d’Edmonton, Québec et Iqaluit, a ouvert de nouveaux possibles, malgré certains angles morts. Trois verbes nous semblent résumer l’approche du pape François sur ces enjeux : écouter, reconnaître et guérir.
En ce Jubilé, nous vivons « une Année sainte caractérisée par l’espérance qui ne passe pas, l’espérance qui est en Dieu ». Elle est l’occasion d’obtenir une grâce, celle de « réparer, effacer le désordre causé par le péché ». Ces thèmes de l’espérance, du pardon, de la réconciliation, de la conversion peuvent donc inspirer toute personne qui s’intéresse aux relations entre l’Église catholique et les Premiers peuples… Entamons donc une réflexion sur cette année jubilaire en cours à la lumière des relations passées, présentes et souhaitées entre l’Église d’ici…
Pour Sébastien Lafontaine, la mission s’inscrit dans le quotidien des tâches et peut prendre différentes formes. Du remplacement d’un vieux robinet à l’entraide pour la pose d’un nouveau tapis, jusqu’au partage amical d’une pause bien méritée… Et si ces moments furtifs, mais remplis de présence, permettaient de soulever un peu de poussière et de la balayer? Réflexion pascale.
Les peuples autochtones ne seraient pas censés vivre en ville. C’est du moins ce que sous-entendent certaines représentations. Ils devraient habiter au loin, dans la nature « sauvage ». À tout le moins, ils pourraient simplement être des visiteurs, passant en marge de la ville ou vivant dans son ombre. Surtout, ils ne sont pas censés former une communauté dynamique dans la plus grande métropole d’une province. C’est pourtant ce qu’a pu faire Kateri Tekakwitha il y a déjà longtemps.
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars, Alain Bilodeau, diacre permanent du diocèse de Chicoutimi et intervenant pastoral à Opitciwan, rend un magnifique hommage à toutes ces femmes atikamekw qui tissent, entretiennent et soutiennent le tissu social de leur communauté, pour le bien de tous et toutes.
Raconter une histoire est un cadeau offert à ceux et celles qui écoutent. La narration, ou les récits oraux, est une notion culturelle importante pour les peuples autochtones. Il est en de même aussi au sein de l’Église où les récits bibliques sont au cœur de la vie de foi, et souvent proclamés. Et si l’esprit même de ces cultures de la narration contribuait au rapprochement et à la réconciliation et à faire converger nos histoires?
Recension du livre Marie-Louise et les petits Chinois d’Afrique de Catherine Larochelle (Mémoire d’encrier, 2024)
À l’occasion de la Journée nationale de prière en solidarité avec les peuples autochtones, le 12 décembre dernier, jour où nous soulignons aussi la mémoire de Notre-Dame de Guadaloupé, patronne des Amériques, l’équipe de Mission chez nous a fait paraître un article à propos de cette journée spéciale dans le journal Le Quotidien du Saguenay-Lac-Saint-Jean. L’équipe de Mission chez nous y relate une histoire inusitée du XIVe siècle qui nous invite à construire des passerelles entre autochtones et allochtones.
Sr Sophie Mbougoum, religieuse de la Congrégation de Notre-Dame (CND) et membre du conseil d’administration de Mission chez nous, nous décrit la démarche de décolonisation entreprise récemment par toute sa communauté. Une occasion de prises de conscience nombreuses, porteuses d’humanisation pour le monde.
Dans l’histoire des Premiers Peuples, le rapport à la Bible est pour le moins complexe et ambigu. D’une part, elle a été un outil de colonisation, utilisé dans ce qui est devenu un génocide culturel. D’autre part, la Bible est devenue « une Parole qui retentit comme un tambour », comme le dit Laurette Grégoire, Innue, dans l’une de ces chroniques « Lire la Bible en milieu autochtone ». Les textes bibliques portent à la fois des dynamiques coloniales et des points d’ancrage pour y résister.
Homélie prononcée à l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, ce 30 septembre, par l’abbé Jean Gagné lors de la célébration eucharistique ayant eu lieu à l’église Sainte-Kateri-Tekakwitha, à Mashteuiatsh, avec le groupe participant au pèlerinage coorganisé par Mission chez nous et Spiritours en lien avec des membres de la communauté ilnue. Un moment fort qui a vraiment touché les cœurs des Ilnus présents, dont des ex-pensionnaires.
Le père Reegan Soosai, c.m.f., était présent lors du rassemblement des 5 et 6 mars derniers à Trois-Rivières soulignant les 30 ans d’existence de Mission chez nous. De retour chez lui, porté par les rencontres et les témoignages vécus pendant ces journées inoubliables, il a écrit le texte qui suit, une sorte de résumé poétique faisant état du sens personnel et profond qu’il en a dégagé.
